
Vivre sans bonheur et n’en point dépérir
« Elle passe sa vie à écoper et goudronner les brèches dans la cale afin que la famille ne coule pas. »
« Tu es une vraie sainte » lui disent ses belles-sœurs, et son mari l’appelle « miss martyre ». Mais qui souhaite ressembler à une victime ? Pour la première fois, Véronique Ovaldé s’aventure dans sa biographie pour faire le portrait de sa mère, mais elle le fait à sa façon, avec le recours revendiqué, exquis et inventif à la fiction, se plaisant à rêver pour sa mère à d’intempestives bifurcations et d’improbables autres vies. Ce faisant, elle découvre une femme à la bonté rare et dont l’admirable renoncement n’a pas, malgré tout, éteint la joie.